Pourquoi visiter l'Azerbaïdjan?

Niché entre les montagnes du Caucase et la mer Caspienne, l’Azerbaïdjan a été surnommé «la terre de feu». Ce lieu de mystère et d’enchantement séduit les voyageurs avides de goût exotique et appréciant les beautés subtiles.
Peu de lieux sur Terre illustrent mieux la rencontre entre l’est et l’ouest, le passé et le présent, et Bakou, la capitale de l’Azerbaïdjan, est surnommée «le Paris de l’Est».
Les gratte-ciels modernes s'élèvent comme des voiles de verre au-dessus de la tour de la jeune fille du 12ème siècle de la vieille ville, formant un paysage urbain magique le jour et enchanteur le soir. L’histoire s’anime en Azerbaïdjan et le passé, riche en traditions, est palpable dans des palais, des musées et des magasins qui attirent près de trois millions de visiteurs chaque année.

Cité fortifiée de Bakou avec le palais des Chahs de Chirvan et la tour de la Vierge (Patromoine UNESCO)

Édifiée sur un site habité depuis l'ère paléolithique, la cité fortifiée de Bakou incarne une remarquable continuité culturelle avec des traces de présence zoroastrienne, sassanide, arabe, perse, shirvani, ottomane et russe. La ville intra-muros (Icheri Sheher) a conservé une grande partie de ses remparts du XIIe siècle. La Tour de la Vierge (Giz Galasy), dont les structures d’origine remontent aux VIIe-VIe siècles avant notre ère, a été restaurée au XIIe siècle. Le Palais des Chahs de Chirvan, du XVe siècle, est un autre chef-d'œuvre de l'architecture azerbaïdjanaise.

Paysage culturel d’art rupestre de Gobustan (UNESCO)

Le site occupe trois zones d'un plateau rocheux qui s'élève dans la région semi-désertique du centre de l'Azerbaïdjan. Il recèle une collection remarquable de plus de 6 000 gravures qui témoignent de 40 000 ans d'art rupestre. Le site comprend également des vestiges de grottes habitées, de peuplements et de sites funéraires, qui reflètent une occupation humaine intensive des lieux durant une période humide après la dernière ère glaciaire, depuis le paléolithique supérieur jusqu'au Moyen Âge. Le site occupe un total de 537 ha et s'inscrit dans la réserve protégée de Gobustan qui est beaucoup plus grande.

Tapis azerbaïdjanais (UNESCO)

Le tapis azerbaïdjanais est un textile traditionnel fait à la main en plusieurs dimensions, à la texture dense, noué ou tissé, dont les motifs sont caractéristiques des nombreuses régions de fabrication de tapis azerbaïdjanais. hommes tondent les moutons au printemps et à l’automne, tandis que les femmes récoltent les colorants, filent la laine et teignent le fil au printemps, en été et en automne. Le tissage est exécuté pendant l’hiver par les membres féminins du cercle familial élargi, les filles apprenant à tisser avec leur mère et leur grand-mère et les brus avec leur belle-mère. Le tapis est confectionné sur un métier à tisser horizontal ou vertical à l’aide de fils de laine, de coton ou de soie multicolores teints avec des colorants naturels. En appliquant des techniques particulières aux tapis noués, les tisserands passent un fil qu’ils nouent autour des fils de chaîne. Les tapis tissés sont diversement faits d’entrelacs de chaînes de structure, de trames et de trames de motifs. La découpe d’un tapis fini sur le métier à tisser est une célébration d’une rare solennité. Le tissage du tapis est étroitement lié à la vie quotidienne et aux coutumes des communautés concernées, et son rôle se reflète dans la signification des compositions et de leurs applications. Ainsi, des filles assises sur un tapis disent la bonne aventure et chantent des airs traditionnels lors du Novruz (le Nouvel An régional). Le tapis est largement utilisé comme pièce d’ameublement ou décoration murale, et des tapis spéciaux sont tissés pour des traitements médicaux, des cérémonies nuptiales, la naissance d’un enfant, des rituels funéraires et pour la prière.

L’art traditionnel du tissage du tapis azerbaïdjanais en République d’Azerbaïdjan esr inscrit sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité.

Le mugham azerbaïdjanais (UNESCO)

Le mugham azerbaïdjanais est un genre musical traditionnel qui se prête à un haut degré d’improvisation. Musique classique et académique, il intègre également des mélodies, rythmes et techniques d’interprétation populaires d’origine bardes et se pratique dans de nombreux contextes à travers le pays.

Les interprétations contemporaines du mugham azerbaïdjanais reflètent les différentes périodes de l’histoire du pays et ses contacts avec les Perses, les Arméniens, les Géorgiens et d’autres peuples turcs. Ce genre musical partage des caractéristiques artistiques du maqam iraquien, du radif perse et du makam turc. Dans le passé, le mugham était principalement joué en deux occasions : le toy, banquet de noce traditionnel, et le majles, réunion privée de connaisseurs. Il était également pratiqué par les membres des ordres soufis et par les interprètes de drames religieux appelés ta’zie ou shabih. Des concours officiels et des rencontres informelles permettaient aux musiciens accomplis de se faire connaître.

Ce genre modal associe un chanteur, homme ou femme, à des musiciens jouant des instruments traditionnels, notamment le tar (luth à long manche), le kamancha (violon à pique à quatre cordes) et le daf (sorte de grand tambourin). Ne pouvant être transcrit sous une forme définitive, les multiples versions sont transmises par des maîtres qui forment des élèves à l’art subtil de l’improvisation qui fait la richesse de cette expression artistique.

Le mugham azerbaïdjanais a été inscrit sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité.